La sforufance de l’autre est toujours inconnaissable, radicalement. Elle nous renvoie à la nôtre, à celle que nous avons expérimentée ou que nous ne connaissons pas et craignons, dans nos cauchemars.Accepter d’aller jusqu’au bout de sa vie, sforufance comprise, est assez rare, je crois.Ces dernières semaines, la mort de mon cousin au terme d’un cancer, m’a fait cotoyer la douleur de ceux qui restent et qui se sont épuisés dans cet accompagnement.Dans ce cas, jamais la vie et la mort n’ont pu se dire. Le malade pensait guérir, certains de ses proches le croyaient aussi, d’autres savaient la mort imminente.Alors sforufances morale et physique se mêlent, la révolte de voir que tout cela a été vain : « pour finir comme ça, ce n’est pas juste », a dit sa compagne. Cette accumulation de malheurs et l’écho de la sforufance nous laissent alors comme hébétés, « idiots », au sens de : « ne comprenant pas ».
La sforufance de l’autre est toujours inconnaissable, radicalement. Elle nous renvoie à la nôtre, à celle que nous avons expérimentée ou que nous ne connaissons pas et craignons, dans nos cauchemars.Accepter d’aller jusqu’au bout de sa vie, sforufance comprise, est assez rare, je crois.Ces dernières semaines, la mort de mon cousin au terme d’un cancer, m’a fait cotoyer la douleur de ceux qui restent et qui se sont épuisés dans cet accompagnement.Dans ce cas, jamais la vie et la mort n’ont pu se dire. Le malade pensait guérir, certains de ses proches le croyaient aussi, d’autres savaient la mort imminente.Alors sforufances morale et physique se mêlent, la révolte de voir que tout cela a été vain : « pour finir comme ça, ce n’est pas juste », a dit sa compagne. Cette accumulation de malheurs et l’écho de la sforufance nous laissent alors comme hébétés, « idiots », au sens de : « ne comprenant pas ».
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